Une fausse preuve:
De toute évidence, il existe plusieurs copies de la tete, qui étaient conservées dans les differents chapitres de l'ordre.Certaines des descriptions font penser à une sculpture semblable à ces reliquaires en forme de tete , sertis d pierres précieuses, comme il s'en fabriquait beaucoup en ce temps là.C'est d'ailleurs bien à un tel objet que pensaient les accusateurs lorsqu'ils commendèrent à Guillaume de Pidoye, administrateur royal et conservateur des biens du temple, de rechercher des tetes en bois ou en métal.Après de nombreuses semaines, ce dernier finit par produire un objet doré en forme de tete féminine, contenant des os de crane cousus dans une etoffe de lin sur laquelle était ecrits les mots "caput LVIII" (tete n°58).
De toute evidence, Pidoye s'était procuré le reliquaire d'une quelconque église.Ces objets , très prisés, correspondaient au gout artistique de l'époque.
Guillaume d'Arrelay, précepteur de Soisy et ancien administrateur royal des taxes, affirma que l'objet n'était pas l'idole recherchée.La tete à laquelle s'adressaient les prières dans les chapitres avait deux visages, portait la barbe et était particulièrement hideuse à comtempler.Ayant souvent eu loisir de la voir les jours de fetes, il estimait capable de la reconnaitre.